Ce fut donc pour moi l'occasion de me familiariser avec tout ce qui est offert sur le marché et j'ai été étonné de constater à quel point la technologie a évolué.
Les boutiques spécialisées comme le Kaki à Joliette http://www.kakipleinair.ca/ ou La Tienda à Verdun http://www.diciacompostelle.com/ nous offrent de précieux conseils pour trouver l'objet ou le vêtement qui sera le plus approprié pour notre projet. Le défi dans cet exercice est d'identifier le nécessaire et d'apporter seulement l'essentiel. Les premières courbatures aident à saisir la nuance.
Comme le soulignait avec humour l'animateur lors des rencontres préparatoires offertes par l'Association québécoise des pèlerins et amis du Chemin de Saint-Jacques, la préparation passe "de la bottine à la capine". http://duquebecacompostelle.org/
Voici maintenant une description des principales pièces d'équipement que je me suis procurées pour mon aventure à Compostelle:
Les souliers: Sachant que mon escapade aurait lieu pendant les mois de mai et juin, j'ai opté pour des souliers au lieu de bottes. En période de temps chaud, l'aération des pieds se fait plus facilement avec des souliers.
Un pèlerin que j'ai croisé lors d'une soirée d'information me disait qu'il avait marché 1500 km sans une seule ampoule, ce qui semble assez rare si je me fie aux autres témoignages entendus. Son secret: des souliers en peau de yak.
Je me suis donc procuré une paire de souliers au début du mois de février de façon à les tester plusieurs semaines avant mon départ. Utilisés avec des bas en laine mérino (indispensables pour tout marcheur) j'ai été étonné de voir à quel point ces souliers sont confortables.
Le sac à dos: J'ai choisi le modèle Exos 38 de la compagnie Ospray. La version "large" qui convient mieux à la longueur de mon dos peut contenir 40 litres de matériel. Une fois rempli (incluant les 2 litres d'eau dans le réservoir d'hydratation), il devra peser moins de 20 livres. Une première pesée sans eau m'a permis de constater qu'il était rendu à 14 livres alors que mon matériel était pratiquement tout à l'intérieur.
Le sac lui-même est très léger. Même si on ne le voit pas sur les photos du site Internet de la compagnie, il est monté avec une armature de métal sur laquelle est tendue une toile ajourée qui permet de faire passer l'air entre le dos et le sac. Avec le système de courroies à la taille, le poids repose principalement sur les hanches. Les autres courroies permettent d'ajuster le centre de gravité près du corps.
http://www.ospreypacks.com/fr/product/superlight/exos_38?tab=features
La réserve d'eau: Pour éviter la déshydratation, il faut boire souvent. Des petites gorgées mais souvent. C'est pour cela que le sac à dos prévoit un compartiment qui peut contenir un réservoir d'hydratation et une ouverture pour faire passer le petit boyau flexible qui se termine par une "buvette" facilement accessible.
http://www.ospreypacks.com/fr/product/hydration_packs__osprey_hydraulics/hydraulics_2_liter_reservoir
Notons que le chargeur de batterie n'a pas besoin d'un convertisseur de courant car il peut recevoir autant le 120 V que le 220 V. C'est pour cette raison que j'ai rajouté seulement un adaptateur qui fait le lien entre les fiches plates (Amérique du Nord) et les fiches rondes (Europe)L'étui à cartes mémoires: J'ai trouvé chez La Source (Radio-Shack) un étui à cartes mémoires très compact qui me permet de répartir l'ensemble de mes photos sur plusieurs supports au lieu d'un seul.
J'attire votre attention sur la deuxième carte à partir de la gauche. Elle va me faire sauver 1000$ car il s'agit en fait d'une enveloppe "maison" que j'ai fabriquée pour y déposer la carte SIM de mon téléphone cellulaire. Ainsi, la fonction "cellulaire" qui pourrait générer une facture d'itinérance de 100$ par semaine sera complètement désactivée alors que la fonction "WiFi-Internet" sera quand même en opération.
Chargeur de batteries: Je me suis procuré un adaptateur pour charger la batterie de mon iPhone 5 à la boutique Apple. En faisant des tests, j'ai constaté que le port USB de cet adaptateur pouvait également servir à recharger ma lampe frontale, ma petite lampe rouge qui sera à l'arrière de mon sac à dos ainsi que le petit clavier Bluetooth.
Lumières: La lampe frontale est alimentée par des batteries rechargeables (AAA) qui pourraient au besoin être remplacées par des batteries AAA régulières.
Quelques pèlerins ont fait des remarques sur la nécessité de "protéger ses arrières" lorsqu'on marche en bordure d'une route où passent des autos par temps de brume ou de noirceur. La petite lampe rouge empruntée à mon équipement de vélo fera donc très bien l'affaire une fois accrochée sur mon sac à dos.
Clavier Bluetooth: Avec la prolifération des iPads, des iPhones et autres appareils fonctionnant en mode sans-fil (ou WiFi), j'anticipe que les auberges mettent moins d'ordinateurs conventionnels à la disposition des pèlerins qu'autrefois, laissant chaque amateur du iWalk (c't-une blague !) utiliser son propre appareil sans devoir attendre que l'ordinateur dans la salle commune se libère.
J'ai donc fait l'acquisition d'un petit clavier qui me permettra d'écrire sur mon blogue plus facilement qu'avec le minuscule clavier du iPhone.
IPhone et carte SIM: Bien que sa taille soit la moitié d'un timbre-poste, la carte SIM est une puce électronique contenant un microcontrôleur et de la mémoire. C'est un élément essentiel pour faire fonctionner le volet "téléphone" d'un iPhone.
Un spécialiste de la boutique Apple à Laval m'a fortement suggéré de retirer la carte SIM de mon appareil car il arrive que le iPhone utilise le réseau cellulaire (et non le réseau internet sans-fil) pour mettre à jour des bases de données, provoquant alors une utilisation de type "appel longue-distance" qui implique des frais indésirables et élevés.
On voit ici la fameuse carte SIM sur le côté de l'appareil.





