Juste pour vous mettre en appétit sur ce que vous allez lire bientôt, sachez que tout le long du Camino, les auberges offrent ce qu'on appelle ¨Le menu du pèlerin¨ pour un montant qui varie entre 9 et 11 Euros.
On y retrouve une entrée (salade, soupe, pâtes), un plat principal (poulet, porc, poisson), du pain et surtout (Oh oui, surtout !!!) du vin à volonté. (L'Espagne est un pays producteur de vin) Et je peux vous dire, que les pèlerins, ils en ont de la volonté ! Rendus à la fin du repas, on se croirait devant une classe de secondaire 5 !!!
On y retrouve une entrée (salade, soupe, pâtes), un plat principal (poulet, porc, poisson), du pain et surtout (Oh oui, surtout !!!) du vin à volonté. (L'Espagne est un pays producteur de vin) Et je peux vous dire, que les pèlerins, ils en ont de la volonté ! Rendus à la fin du repas, on se croirait devant une classe de secondaire 5 !!!
Habituellement, la journée du pèlerin débute le matin à son réveil mais ce n'est pas toujours le cas.
Pour qu'il y ait réveil, il faut qu'il y ait eu sommeil. Ramenons à l'écran mon bon ami Jean-Marc Parent un bref instant: "C'est bien pour dire comment deux bons ronfleurs peuvent tenir réveillé tout un dortoir de 20 lits !!!"
J'ai même vu un gars d'expérience dans le Camino (Jean-Marie, un français super sympa du nord de la France) qui dormait avec ses bâtons de marche. Cela m'intriguait au début mais j'ai vite compris.
Pour vous raconter en bref l'histoire de Jean-Marie, c'est un gars de 69 ans qui rêve de voyager et de venir voir les indiens au Québec mais il a le mal des transports. Donc, son seul moyen de voir du pays, c'est d'y aller à pied comme on fait sur le Chemin de Compostelle.
Jean-Marie dort avec ses bâtons et quand le dormeur du lit d'à côté ronfle comme une locomotive, il le brasse du bout d'un de ses bâtons et avec un peu de chance, le ronfleur se tourne puis prend quelques minutes avant de replonger dans ses ronflements. ;-)) Merci Jean-Marie pour ces instants de silence que tu nous as procurés !
Nous voici donc rendus au réveil... Il est 6h du matin... Certains savourent ces dernières 15 minutes de calme dans le dortoir pour s'étirer alors que d'autres en profitent pour passer à la salle de bain qui sera plus engorgée dans quelques minutes que le boulevard Métropolitain à Montréal un vendredi soir.
Vers 7h du matin, les lumières du dortoir sont allumées et chacun finit de s'habiller pour prendre la route. Petit rituel de vérification: Sac à dos, chapeau, bâtons, portefeuille, bouteille d'eau... Je salue à la sortie les gens que je connais et je débute ma marche en espérant qu'il y aura un bon resto-café d'ici 5 kilomètres.
Mais, pourquoi marcher 5 km avant de prendre un café, me direz-vous? Pour le bruit, tout simplement !!! En Espagne, le café est préparé avec un appareil dont la performance est mesurée en décibel. Sans compter que les murs dans les restos sont faits en pierres, ce qui renvoie le son bruyamment. Et moi qui aime le silence quand je me réveille... Donc, je préfère marcher le ventre vide, le temps de bien me réveiller plutot que me faire casser les oreilles par l'horrible machine à café...
Me voici donc sur le chemin et j'en profite pour jeter un oeil sur le paysage mais pas trop longtemps car dans ces sentiers souvent remplis de cailloux, un faux-pas implique un risque de blessure, chose que je tiens mordicus à éviter. Le mot d'ordre c'est : "Regarde où tu mets les pieds mon Sylvain".
A part la Meseta qui est une plaine qu'on traverse en trois jours, l'Espagne est un pays de montagnes. Pas d'énormes montagnes mais tout de même de bonnes pentes qui demandent de la détermination, des jambes solides et du souffle. Quand le sentier passe par la montagne, même si ce n'est pas de tout repos, on n'a pas le choix !
C'est pourquoi je n'aime pas les montagnes avec des points rouges ou bleus au sommet... Vous vous demandez bien où je m'en vais avec mes points de couleur ? Je vous explique...
Pendant que je marchais allègrement en plein champ et que j'approchais d'une montagne, je savourais ce beau décor très pittoresque. Puis un petit point rouge près du sommet attira mon attention, et ensuite un petit point bleu... C'est alors que le doute dans mon esprit est devenu une évidence !
Les fameux points de couleur étaient en fait des sacs à dos de marcheurs et cela signifiait donc (zut et re-zut) que le sentier passait là. Ouach !!! Finalement, j'en suis venu à bout de cette affreuse montage et c'était moins pire qu'elle avait l'air. En prime, je suis certain d'avoir maigri d'un demi kilo cet après-midi là.
Nous voici donc rendus vers 3 heures de l'après-midi et j'arrive dans le village où je vais dormir. Je consulte mes notes prises la veille sur les auberges disponibles et je me dirige vers celle qui fait mon affaire en souhaitant qu'il reste de la place. Une fois ce détail réglé, une bonne douche puis je vais prendre une d-é-l-i-c-i-e-u-s-e bière-pression bien froide en compagnie de mes amis pèlerins qui viennent aussi d'arriver.
Vers 7h pm, nous nous dirigeons vers le resto qui sert un menu du pèlerin et on envahit littéralement la place. On se retrouve souvent 6, 8 ou 10 personnes à la même table car nous sommes environ 50 au total. Des gens de tous les pays et, c'est la partie comique de l'affaire, ça parle en espagnol, en anglais, en français, en allemand, etc...
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| Lors de ce souper, il y avait 11 pays représentés |
On lève notre coupe ensemble au Camino, ensuite pour notre belle journée de marche et finalement à tout autre sujet d'intérêt pour les pèlerins. Rendus au dessert, les espagnols parlent en anglais, les allemands parlent en espagnol, les français parlent en anglais et le party est commencé !
A 10h du soir, tout le monde est couché pour mieux repartir le lendemain matin...
C'était une journée typique du pèlerin sur le Camino. ;-))
