samedi 7 juin 2014

11. La journée d'un pèlerin

On pourrait penser que la journée d'un pèlerin est constituée de pensées profondes et d'efforts physiques soutenus.  C'est vrai, mais il y a bien d'autres volets qui agrémentent nos journées et surtout nos fins de journées...

Juste pour vous mettre en appétit sur ce que vous allez lire bientôt,  sachez que tout le long du Camino, les auberges offrent ce qu'on appelle ¨Le menu du pèlerin¨ pour un montant qui varie entre 9 et 11 Euros.

On y retrouve une entrée (salade, soupe, pâtes), un plat principal (poulet, porc, poisson), du pain et surtout (Oh oui, surtout !!!) du vin à volonté.  (L'Espagne est un pays producteur de vin) Et je peux vous dire, que les pèlerins, ils en ont de la volonté !  Rendus à la fin du repas, on se croirait devant une classe de secondaire 5 !!!  

Habituellement, la journée du pèlerin débute le matin à son réveil mais ce n'est pas toujours le cas.

Pour qu'il y ait réveil, il faut qu'il y ait eu sommeil.  Ramenons à l'écran mon bon ami Jean-Marc Parent un bref instant: "C'est bien pour dire comment deux bons ronfleurs peuvent tenir réveillé tout un dortoir de 20 lits !!!"

J'ai même vu un gars d'expérience dans le Camino (Jean-Marie, un français super sympa du nord de la France) qui dormait avec ses bâtons de marche.  Cela m'intriguait au début mais j'ai vite compris.

Pour vous raconter en bref l'histoire de Jean-Marie, c'est un gars de 69 ans qui rêve de voyager et de venir voir les indiens au Québec mais il a le mal des transports. Donc, son seul moyen de voir du pays, c'est d'y aller à pied comme on fait sur le Chemin de Compostelle.

Jean-Marie dort avec ses bâtons et quand le dormeur du lit d'à côté ronfle comme une locomotive, il le brasse du bout d'un de ses bâtons et avec un peu de chance, le ronfleur se tourne puis prend quelques minutes avant de replonger dans ses ronflements.   ;-))  Merci Jean-Marie pour ces instants de silence que tu nous as procurés !

Nous voici donc rendus au réveil... Il est 6h du matin... Certains savourent ces dernières 15 minutes de calme dans le dortoir pour s'étirer alors que d'autres en profitent pour passer à la salle de bain qui sera plus engorgée dans quelques minutes que le boulevard Métropolitain à Montréal un vendredi soir.

Vers 7h du matin, les lumières du dortoir sont allumées et chacun finit de s'habiller pour prendre la route.  Petit rituel de vérification:  Sac à dos, chapeau, bâtons, portefeuille, bouteille d'eau... Je salue à la sortie les gens que je connais et je débute ma marche en espérant qu'il y aura un bon resto-café d'ici 5 kilomètres.

Mais, pourquoi marcher 5 km avant de prendre un café, me direz-vous?  Pour le bruit, tout simplement !!! En Espagne, le café est préparé avec un appareil dont la performance est mesurée en décibel.  Sans compter que les murs dans les restos sont faits en pierres, ce qui renvoie le son bruyamment.  Et moi qui aime le silence quand je me réveille...  Donc, je préfère marcher le ventre vide, le temps de bien me réveiller plutot que me faire casser les oreilles par l'horrible machine à café...

Me voici donc sur le chemin et j'en profite pour jeter un oeil sur le paysage mais pas trop longtemps car dans ces sentiers souvent remplis de cailloux, un faux-pas implique un risque de blessure, chose que je tiens mordicus à éviter.  Le mot d'ordre c'est : "Regarde où tu mets les pieds mon Sylvain".

A part la Meseta qui est une plaine qu'on traverse en trois jours, l'Espagne est un pays de montagnes. Pas d'énormes montagnes mais tout de même de bonnes pentes qui demandent de la détermination, des jambes solides et du souffle.  Quand le sentier passe par la montagne, même si ce n'est pas de tout repos, on n'a pas le choix !

C'est pourquoi je n'aime pas les montagnes avec des points rouges ou bleus au sommet... Vous vous demandez bien où je m'en vais avec mes points de couleur ? Je vous explique...

Pendant que je marchais allègrement en plein champ et que j'approchais d'une montagne, je savourais ce beau décor très pittoresque.  Puis un petit point rouge près du sommet attira mon attention, et ensuite un petit point bleu... C'est alors que le doute dans mon esprit est devenu une évidence !

Les fameux points de couleur étaient en fait des sacs à dos de marcheurs et cela signifiait donc (zut et re-zut) que le sentier passait là.  Ouach !!!  Finalement, j'en suis venu à bout de cette affreuse montage et c'était moins pire qu'elle avait l'air.  En prime, je suis certain d'avoir maigri d'un demi kilo cet après-midi là.

Nous voici donc rendus vers 3 heures de l'après-midi et j'arrive dans le village où je vais dormir. Je consulte mes notes prises la veille sur les auberges disponibles et je me dirige vers celle qui fait mon affaire en souhaitant qu'il reste de la place.  Une fois ce détail réglé, une bonne douche puis je vais prendre une d-é-l-i-c-i-e-u-s-e bière-pression bien froide en compagnie de mes amis pèlerins qui viennent aussi d'arriver.

Vers 7h pm, nous nous dirigeons vers le resto qui sert un menu du pèlerin et on envahit littéralement la place.  On se retrouve souvent 6, 8 ou 10 personnes à la même table car nous sommes environ 50 au total.  Des gens de tous les pays et, c'est la partie comique de l'affaire, ça parle en espagnol, en anglais, en français, en allemand, etc...

Lors de ce souper, il y avait 11 pays représentés
Au début du repas, on en profite pour savoir de quel pays vient chaque pèlerin et à quel endroit il a débuté sa marche.  Ces repas de groupe sont toujours des moments très joyeux, je dirais même très festifs.

On lève notre coupe ensemble au Camino, ensuite pour notre belle journée de marche et finalement à tout autre sujet d'intérêt pour les pèlerins.  Rendus au dessert, les espagnols parlent en anglais, les allemands parlent en espagnol, les français parlent en anglais et le party est commencé !

A 10h du soir, tout le monde est couché pour mieux repartir le lendemain matin...

C'était une journée typique du pèlerin sur le Camino.  ;-))


mercredi 21 mai 2014

10. Trucs et astuces

Après 40 jours de marche sur le chemin de Compostelle, je vous livre en vrac mes observations et conseils que vous pouvez suivre...ou pas.  ;-))

1.  Le sac à dos

Les boutiques spécialisées offrent des sacs à dos bien conçus et c'est important que le système d'attaches (courroies) aux hanches soit de bonne qualité car ce sont les hanches qui doivent d'abord porter le poids, pas le dos ou les épaules

Ce que la boutique spécialisée ne contrôle pas toutefois, c'est le poids du sac en raison des objets que vous y mettrez.  L'excédent de poids sollicite les articulations des jambes, les muscles du dos ainsi que le découragement.

J'ai vu des personnes se demander si elles se rendraient jusqu'au bout, non pas parce qu'elles n'étaient pas capables mais bien parce que leur sac à dos pesait 5 livres de trop.

2.  Et si les gens me voient toujours avec le même linge

C'est la meilleure chose qui peut vous arriver !

Sur le Chemin, il y a une extraordinaire solidarité qui se développe entre les pèlerins et quand ils sentent une belle complicité avec nous, ils n'hésitent pas à nous garder une petite place à leur table pour le souper.

A défaut de se souvenir de notre nom, ils se rappellent comment on est habillé.


3.  En cas de pluie

Je recommande FORTEMENT un manteau de pluie conçu pour couvrir le sac à dos.  Je me suis procuré le mien à La Tienda et je donne une cote de 10 sur 10 à cette pièce d'équipement.

N'allez surtout pas confondre ce manteau de pluie avec un Poncho, c'est très différent.


4.  Les bâtons de marche

Notez en premier lieu que je parle "des bâtons".  Il en faut deux.  Pas un mais bien deux pour solliciter les muscles des épaules de façon égale et pour se protéger des pertes d'équilibre.

N'hésitez pas à y mettre le prix, ils vous seront utiles hiver comme été.  J'ai des bâtons qui se bloquent à la bonne longueur par un petit mécanisme refermable (et non par torsion) et j'en suis très satisfait.

Dans la montée des pentes abruptes (et Dieu sait qu'il en a !!!), mes bâtons me fournissent le petit plus qui manque et dans les descentes, c'est une protection prudente pour les genoux.

5.  Lampe de poche, lampe frontale, etc...

Apportez une source de lumière pour vous dépanner lorsque vous cherchez votre deuxième bas sous le lit... je caricature à peine.  Si vous apportez un cellulaire qui éclaire un ti-peu vous êtes correct.

Il y a effectivement des pèlerins qui se lèvent en pleine nuit pour partir avant le lever du soleil. Rappelez-vous qu'en débutant votre marche vers 7h le matin (il fait clair), vous serez rendus à la prochaine auberge vers 14h max... et le souper est rarement avant 19h00

Pour résumer la question de l'éclairage, j'aurais pu laisser cet attirail à la maison et j'aurais sauvé du poids et de l'espace dans le sac à dos.

6.  C'est quoi ton nom ?

Sylvain est un prénom que les anglais, les espagnols, les allemands, etc... ne connaissent pas.  J'ai beau prendre toutes les intonations possibles, je vois toujours dans leurs yeux, après 3 tentatives, que c'est du chinois pour eux.

Heureusement, j'ai eu la bonne idée de me faire à l'ordinateur des "cartes d'affaires" avec mon nom écrit en gros.  Quand ils voient mon nom par écrit, ils ont tous la même réaction:  Sylvaigne !  C'est le seul accent que je n'avais pas essayé... ;-((

7.  Comment reconnaît-on un pèlerin qui prend une bière sur une terrasse ?

Facile !!! Les pèlerins marchent en avant-midi en direction "Ouest".  Ils ont toujours le soleil dans le dos.  C'est pourquoi ils ont les mollets bronzés et le devant des cuisses tout blancs. ;-))

8.  La lessive

- Première chose à se rappeler:  on marche toujours dehors en plein air.
- Deuxième chose à savoir: les nouveaux tissus laissent passer la transpiration.
- Dernière chose: les tissus sont traités pour les odeurs.

Donc, si vous prenez votre douche chaque jour et que vous rincez vos vêtements à l'eau claire, tout est correct.  Dans le fond, c'est comme aller camper au Québec et porter le même T-shirt pendant 3 jours.

Sous un angle plus pratico-pratique, les auberges qui mettent une cuve de lavage à la disposition des pèlerins ont aussi prévu des cordes à linge pour le séchage.  Donc, 6 ou 8 épingles à linge suffiront, pas besoin d'apporter de corde.

Et pourquoi ne pas apporter des épingles en bois dont vous auriez peinturé le bout d'une couleur particulière ?  Cela pourrait vous faciliter la vie quand il y a 12 paires de bas noirs sur la corde à linge.



9.  Fouiller dans son sac quand tout le monde dort

Les dortoirs peuvent accueillir facilement dix personnes et plus.  Pendant la nuit ou au petit matin, le bruit des sacs qu'on manipule devient rapidement gênant.  Les sacs de plastique, c'est l'enfer !!! Pire qu'une fanfare qui n'en finit plus de passer !

Si vous avez quelques habiletés en couture, je vous suggère de vous confectionner des sacs en linge (très silencieux) de couleurs différentes avec un élastique pour fermer le tout.

10.  Téléphone cellulaire, iPhone, etc

J'ai apporté mon iPhone pour utiliser l'accès Internet quand je suis dans une zone WiFi.  J'avais toutefois retiré la carte SIM de mon appareil pour éviter des frais d'itinérance coûteux.

Cela signifie que je devais absolument entrer dans un café et demander le mot de passe pour me connecter.  Un peu agaçant à la longue et j'ai fini par m'acheter une carte SIM de la compagnie Orange pour bénéficier des ondes cellulaires (téléphone) et ainsi accéder à mes courriels plus facilement.

Un mot sur le réseau de téléphonie cellulaire en Espagne...Il y a toujours une montagne à l'horizon et une tour émettrice au sommet.  J'ai souvent vu des gens faire la conversation lors qu'ils marchaient en plein champ.
Exemple de tours vues sur le Camino
Petite mise en garde !  Il a fallu une grosse demie heure à la vendeuse de la boutique de téléphone cellulaire pour réussir à programmer mon appareil même si j'avais pris la peine de le faire "débarrer" quelques jours avant pour la modique somme de 35 $ avec mon conseiller Telus du Québec.

Pour ces raisons, je crois qu'un iPad mini avec fonction cellulaire ferait mieux l'affaire.

11. Faut-il réserver sa prochaine auberge à l'avance ?

Cela dépend du contexte... Si vous constatez, par votre guide de randonnée (ex. Rother) que votre prochaine destination offre moins de lits que le village que vous quittez, alors il serait sage de réserver.   Quelle est la meilleure façon de réserver ?

Si vous parlez couramment l'espagnol, un simple coup de fil suffira.  Les guides de randonnée contiennent tous les numéros de téléphone requis.  De plus, le bureau des pèlerins de St-Jean-Pied-de-Port fournit une liste "très à jour" des auberges du Camino avec leurs numéros de téléphone.

Parcontre, si vous vous faites comprendre en espagnol en gesticulant abondamment, le téléphone n'est peut-être pas le meilleur moyen de communication.  ;-))

Avant de quitter le matin, vous pouvez demander à l'aubergiste de réserver une place pour vous à l'endroit que vous prévoyez atteindre.

Il se peut toutefois que ce soit en jasant avec des pèlerins rencontrés sur la route que vous découvriez le meilleur endroit pour aller dormir.  Vous pouvez alors entrer dans un resto ou un bar où le proprio n'est pas débordé et lui demander d'appeler pour vous.

Suggestion:  faites-vous un petit carton avec un message en espagnol qui dirait par exemple:
   "Je veux réserver une place dans une auberge.  Pourriez-vous appeler pour moi s'il vous plaît ?"

Frais pour l'appel... moins de 1 Euro. Pas cher pour le service rendu et tous les inconvénients évités !

12. Appareil photo

Je me suis apporté un appareil photo ainsi que le chargeur et le connecteur avec les 2 fiches rondes.

L'idée n'était pas mauvaise mais j'utilise presque toujours mon iPhone parce que je peux envoyer les photos plus facilement par courriel.

En résumé, sans dire que mon appareil photo est de trop dans mes bagages, je réalise qu'il m'est moins utile que je le prévoyais.

13.  Barres tendres et autres réserves ?

Je débute habituellement ma randonnée vers 7h30 le matin et je marche une heure avant d'arrêter prendre un café et un croissant.

Je me suis apporté 10 barres de supplément nutritionnel de la marque Arbonne (que vend la conjointe de mon fils... pub en passant ;-)) et j'ai constaté que si je mange la moitié d'une barre cela me donne de l'énergie pour marcher quatre heures de plus.

14. Réserve d'eau... utile ou pas ?

J'ai une réserve d'eau de 2 litres dans mon sac à dos mais comme le poids était à la limite avant d'y mettre l'eau, depuis quelques jours j'utilise seulement une bouteille d'eau de 500 ml que je remplis à la fontaine qu'on retrouve à l'entrée de chaque village.

Exemple de fontaine que j'ai utilisée 
15.  Protéger les attaches du sac à dos

Les courroies du sac à dos s'attachent ensemble par des embouts de plastique qui pourraient se briser si quelqu'un mettait le pied dessus.

Pour prévenir un accident fâcheux, dès que j'enlève mon sac à dos, peu importe l'endroit, je prends 2 minutes pour passer les courroies dans les bretelles et j'attache le tout.

16. Guêtres et petits cailloux

Je me suis acheté des guêtres pour mettre autour des chevilles afin d'éviter les petits cailloux dans mes souliers.  Après 10 jours de marche sans porter ces fameuses guêtres, un seul petit caillou a réussi à s'infiltrer.

J'ai donc une belle paire de guêtres à vendre pas cher. Premier arrivé, premier servi !

17.  Charger son cellulaire en avion

J'ai constaté en faisant le trajet Montréal - Paris que c'est possible de connecter son téléphone cellulaire (iPhone 5) par une prise USB dans l'avion.

Prise USB intégrée au dossier du siège d'avion
Cela permet ainsi d'avoir une batterie chargée à 100% quand on sort de l'avion.  S'il y a une pièce d'équipement qui doit être toujours fonctionnelle (courriels, GPS, réservations de chambres), c'est bien le iPhone ou tout autre appareil comme le iPad Mini.

18. Poches avec fermeture-éclair

Mes vêtements (chemise, pantalon, manteau) sont munis de poches avec fermetures-éclair.

Sachant que j'apporte l'essentiel, perdre un objet représente toujours une contrariété dont je pourrais me passer.

J'ai donc pris comme habitude de toujours fermer soigneusement toutes mes fermetures-éclair, en commençant, évidemment, comme tout jeune homme le fait, par celle devant mon pantalon.  ;-)) (S'cusez-là...;-))

19.  La météo

En marchant avec des gens originaires d'Espagne, j'ai découvert un site Internet qui donne la météo en Espagne sur une base horaire... Super intéressant, surtout quand cela nous permet de voir précisément à partir de quelle heure le déluge va débuter et s'il faut presser le pas... ou pas. ;-))

Vous trouverez ce site météo dans l'App Store de Apple (iPhone) sous le titre Tiempo.com

20.  Ordinateurs et Internet

J'ai fait allusion précédemment à la question des téléphones  intelligents (ex. iPhone) qui permettent d'accéder à Internet.

Je voudrais préciser que les aubergistes sur le Camino (ou Chemin de Compostelle) ont réalisé en 2014 que c'est plus facile d'offrir une connexion sans fil (ou WiFi) à tous les pèlerins simultanément que d'installer 50 ordinateurs.

Après 40 jours de marche, je dirais que j'ai vu au max trois auberges avec des ordinateurs.

21.  Documents importants sous les vêtements

Outre le risque de perdre par négligence des documents importants (passeport, argent, cartes bancaires) il est prudent de ne pas offrir d'occasion "facile" à des gens trop opportunistes.

Je me suis procuré un sac à document que je porte sous les vêtements et c'est très discret.  C'est le genre de pochette "ventrale" qui se porte toutefois un peu plus haut, au-dessus de la bedaine (si bedaine il y a...)

Parlant de bedaine, j'aimerais évoquer une citation de Gédéon Grandchamp, Grosse caisse dans la fanfare municipale de St-Pamphile: "Quand on prend du tambour, on perd de la baguette !"
Mais revenons à notre sujet... ;-))

En portant mon passeport ainsi que ma réserve principale d'argent dans mon sac ventral, je donne moins d'opportunités aux voleurs à la pige et mon voyage n'est que plus agréable.

Attention si vous rangez votre passeport dans le sac ventral... la transpiration pourrait l'affecter.  Je recommande de le glisser dans un sac zip-lock pour le protéger.

22. La fatigue de fin de journée et le risque de chute

Les risques de chutes sont beaucoup plus fréquents en fin de journée à cause de la fatigue et du sac à dos qui déstabilise notre équilibre.

Même si le terrain est plat et asphalté, je recommande de marcher avec les bâtons pour prévenir les risques de chutes.

23. Le jambon et le café

Un mot tout d'abord sur le café:  dans les restos en Espagne, on ne vous offre pas de réchauffer votre café comme au Québec  Si on commande un café, on obtient un café, pas deux.

Pour ce qui est du jambon, j'ai découvert qu'il y a le jambon cuit comme on le connaît au Québec mais il a aussi le jambon séché.

Il s'agit d'une pièce de viande séchée à partir de laquelle le cuisinier découpe des tranches minces. Cela donne un genre de tignasse pire que du caoutchouc qu'on vient à peine à mastiquer quand on finit par l'atteindre au travers de la baguette de pain.

Morale de l'histoire, si on vous propose un sandwich au jambon, informez-vous sur le genre de jambon.

24.  Auberge du pèlerin vs hotel

Les auberges pour les pèlerins font partie du Camino.  C'est grâce à ce qu'on partage dans ces auberges que le Chemin de Compostelle a une âme.

J'aimerais toutefois souligner la présence d'une certaine promiscuité avec laquelle je ne suis pas tout à fait habitué. Quand il y a 22 personnes dans une même pièce et que ça ronfle et pète toute la nuit, mettons que ce ne sont pas ce que j'appelle des conditions idéales pour un repos profond.


Albergue Porta de Santiago
dans le village de O' Pedrouzo
Je vous fais grâce des six toilettes pour 80 pèlerins et des trois lavabos.  Des fois le matin, il y a tellement de monde qui essaie de se peigner devant le miroir, qu'une fois je me suis retrouvé avec 2 lulus !  (hihihi... je blague mais à peine !)

Il m'est arrivé, environ à chaque cinq jours (max) de me louer une chambre privée.  J'utilise alors l'application Internet "Booking.com" et c'est super bien fait.

Le site nous trouve facilement les hotels pour la ville ciblée avec les prix et le nombre de chambres restantes.  On peut réserver et la confirmation entre via un courriel dans la minute qui suit.

Et tout cela se fait en français!  (Je vous invite à revoir le truc numéro 11 ci-dessus)

25.  La douche

Les douches sont propres mais il y a peu (ou pas) de tablette ou de crochet pour suspendre son linge et produits de toilette comme le savon et le shampoing.

Je suggère tout simplement d'apporter un crochet qui sera accroché sur le haut de la porte de douche. Il pourrait être fait tout simplement à partir d'un cintre en métal replié en forme de "S".

Ici, nous voyons qu'il y a un crochet dans la douche.
A peine 10 % des douches utilisées sur le chemin en avaient.
26.  Allergies saisonnières

Avant de partir du Québec fin mai, je commençais déjà à avoir les yeux qui piquaient et j'éternuais souvent.  La saison du pollen s'annonçait pénible...

Depuis que j'ai débuté ma marche, j'ai eu très peu de symptômes et tout va bien.  On m'a déjà dit que lorsqu'on change de continent, il faut un certain temps à l'organisme pour commencer à combattre ce nouveau type de pollen.  Y a-t-il un docteur dans la salle pour confirmer cette hypothèse ?

27. Carte de guichet automatique et NIP
C'est pareil comme au Québec pour le NIP mais l'ordre d'exécution des opérations est un peu différente.

Assurez-vous de voir le signe "Interac +" au guichet automatique pour être bien certain que le système peut reconnaître votre carte.  

J'ai utilisé les guichets automatiques de la banque Santander pour retirer des euros et tout a fonctionné à merveille. Frais de 3 $ par retrait avec ma carte de guichet automatique.

Dans la ville de Santiago (ou St-Jacques-de-Compostelle) j'ai décompté 10 guichets automatiques entre la cathédrale et mon hôtel soit 1 000 mètres.



28. La carte de crédit Visa
Pour ma carte Visa, c'est la même procédure de NIP qu'au Québec et tout a bien fonctionné.  Attention, les hôtels prennent les cartes de crédit mais pas les auberges (municipales ou privées).

C'est préférable d'avoir des Euros sur soi car on ne sait jamais d'avance à quel endroit on va coucher le soir venu.  Combien d'Euros ?  Quand il me restait moins de 100 Euros, je passais au guichet automatique.

29. Menu du pèlerin et vin à volonté (Yééé !!!)  
Beau, bon, pas cher (10 Euros ou l'équivalent de 16$) et cela permet de se retrouver avec des gens qui marchent le Camino, en particulier dans les villes quand tout le monde est dispersé dans les nombreux restaurants.  
Les restos qui offrent le menu du pèlerin l'indiquent sur un tableau extérieur pour s'annoncer. A ce prix, cela nous aide grandement à contrôler les montants consacrés à la nourriture.
Cette photo nous démontre que le profil du pèlerin en 2014
est majoritairement le suivant:  "Femme nouvellement retraitée et en forme"


30. Conseils pour le coucher dans les « albergues »
C'est important d'apporter un étui à lunettes rigide (si lunettes il y a...) pour les ranger en sécurité car il n'y a pas vraiment d'espace de rangement quand on couche sur le lit du haut.
Lorsque c'est possible, prendre le lit du bas (utiliser le dessous du lit pour ranger les objets) et choisir un lit près du mur (un ronfleur de moins sur un côté...). Utiliser la serviette de bain comme rideau de lit parce que les lumières du dortoir ferment à 22h alors qu'on veut dormir avant.

31. Une chambre privée à l'occasion ? 
On peut gérer le coefficient de difficulté pour le sommeil en prenant à l'occasion une chambre privée quand on fait le Camino.  Certaines personnes dorment exclusivement dans des hôtels et jamais dans des auberges de pèlerins. L'objectif d'un pèlerin, c'est de marcher, pas de mal dormir.
Si on est deux, le prix d'une chambre privée (environ 30 Euros) n'est pas beaucoup plus dispendieux qu'un lit dans le grand dortoir qui peut coûter 10 Euros par personne.

32. La routine de rangement avant le départ
Quand on débute le trajet au petit matin, c'est utile de se donner une routine de rangement des documents importants (passeport, cartes et argent) dans le sac à dos, le sac ventral ou les poches du manteau.  Cela permet de vérifier facilement si on a oublié quelque chose pendant qu'on marche. (ici, c'est l'obsessif-compulsif qui parle... ;-))
Avant de quitter la chambre, toujours faire une inspection visuelle finale pour s'assurer qu'on n’a rien oublié.

33. Numérisation des documents
Petit truc pour être en mesure de récupérer nos documents importants, peu importe la situation. 
Je suggère de numériser (prendre en photo) les documents importants (passeport, prescriptions médicales, etc.) et de se les envoyer par courriel à soi-même ainsi qu'à une personne de confiance. 
Cela permet de les récupérer à partir de n'importe quel ordinateur et de les faire suivre à d'autres personnes ou autorités gouvernementales au besoin.

34. Heures d'ouverture en Espagne 
Les heures d'ouverture des dépanneurs dans les zones rurales sont limitées. Par exemple c'est fermé en après-midi et après 20 heures. 
Il est judicieux de porter une attention particulière au nombre d'habitants dans les villages quand on planifie la journée de marche et la destination.  S'il y a moins que 200 habitants, ce n'est pas certain qu'il y aura un dépanneur.  Le souper risque d'être frugal si on n'a pas prévu. 

Conseil: quand on passe devant le dépanneur en arrivant dans le village où on va coucher, c'est prudent de noter les heures d'ouverture si on planifie y revenir plus tard.


Les heures d'ouverture sont « normales » pour les supers mercados  en milieu semi-urbain et urbain ainsi que les restos (même le dimanche) dans la zone de la cathédrale. 

35. Réservation par téléphone

Quand on veut réserver un lit ou une chambre par téléphone, si le gîte est complet ils ne répondent pas.  Idem par Internet et dans ce cas, il serait prudent de demander une confirmation par courriel.


36. Distance parcourue chaque jour en moyenne

Prévoir des journées de 20 à 25 km en moyenne (5 à 6 heures de marche) et une pause d'un ou deux jours quand on arrive dans des grosses villes comme Burgos et Léon afin de laisser les muscles et tendons se reposer un peu. Le voyage se fera entre 34 et 40 jours.

Panneau indicateur quand on quitte Roncevaux

37. Cohabitation sur le Camino
Bien que le Chemin de Compostelle soit l'affaire de pèlerins qui font le trajet à pied, il est maintenant possible pour les cyclistes de participer et d'obtenir leur "Compostella" en autant qu'ils auront roulé les 200 derniers kilomètres avant St-Jacques-de-Compostelle. (100 kilomètres pour les marcheurs) 

Au lieu de les appeler les Périgrinos, on les appelle les Bicigrinos.  J'ai même vu des épinglettes-souvenir représentant un cycliste au lieu d'un marcheur avec son bâton.

Cette cohabitation "marcheurs-cyclistes" présente toutefois des dangers.  Les vélos dans le Camino arrivent silencieusement et vite ! Attention aux collisions si on marche en zig-zag.
Quand on approche de Saint-Jacques-de-Compostelle, le nombre de marcheurs augmente de façon significative, en particulier dans les 100 derniers kilomètres. 

Certains marcheurs qui ont un pas rapide doivent régulièrement dépasser d'autres pèlerins mais le sentier n'est pas toujours suffisamment large.  Donc, quand on marche à côté d'un autre pèlerin en jasant, il faut savoir laisser passer les "road-runner" du Camino.
Groupe d'écoliers marchant avec leur professeur sur le Camino
38. Les indications sur le chemin

Les indications sont nombreuses sur le chemin et on les reconnaît surtout par la fameuse flèche jaune peinte sur les arbres, les rochers ainsi que sur les murs des maisons.


Les indications du Camino sont plus rares autour et dans la ville de Ponferrada. 
Ailleurs, c'est super bien indiqué, même en plein champ!


39. Les sacs Zip-lock


Bien protéger tout ce qui est sensible à l'humidité (pluie ou transpiration) ; crédentials passeport, billets d'avion, de train, kleenex, etc.  Les sacs zip-lock font bien l'affaire.


40. Silence on dort !

Attention au silence quand on entre dans un dortoir. Vérifiez s'il y a des gens couchés avant de faire du bruit.

Certains ont mal dormi la nuit précédente, se sont levés tôt et ont parcouru 25 km. Donc à 3h pm, ils ont besoin de récupérer (sieste).


41. Les insectes


Le temps était frais et venteux (du 1er mai au 10 juin) quand j'ai marché mon Camino.  Il y avait  très peu de moustiques même lorsque le sentier traversait une forêt.

Pour ce qui est des puces de lit, je n'ai eu aucun problème de ce côté et j'ajouterais même que personne parmi les pèlerins que je côtoyais n'a passé de remarque sur le sujet. 

Les aubergistes ont maintenant des normes de salubrité très strictes et il n'est pas rare qu'ils nous interdisent de déposer notre sac à dos sur le lit pour éviter les risques de contamination.

42. Identification des objets



Quand les pèlerins quittent l'auberge le matin, plusieurs ont mal dormi et pourraient être distraits.

Donc n'hésitez pas là identifier visuellement vos objets: attachez ensemble vos deux souliers qui sont avec 30 autres paires, inscrivez votre nom sur vos bâtons et sur votre téléphone cellulaire qui est en train de se recharger avec 5 autres, etc...

Marquez vos coordonnées sur les objets avec un ruban Dymo ou autre forme d’étiquette résistant à l'humidité.

Les souliers sont rangés en dehors des chambres

Pour le sac à dos qui pourrait être confondu (risque faible) avec un autre à la sortie d'un café, n'hésitez pas à le décorer pour le rendre distinctif.

43. Identification des objets et moyens de nous contacter

L'adresse Internet est la meilleure façon de nous rejoindre.

Si quelqu'un trouve un objet qu'on a perdu, il peut nous envoyer un courriel rapidement pour qu'on le récupère.  Avec un peu de chance, le pèlerin qui a trouvé notre bien sera dans la même localité que nous et il pourra nous remettre la chose oubliée.

Cela constitue, selon moi un argument en faveur du iPad mini (ou de toute autre tablette électronique) et de la carte SIM qui donne accès à Internet même en plein milieu d’un champ.

Pour les gens qui ne seraient pas familiers avec cette technologie, précisions qu'une carte SIM utilise le réseau des téléphones cellulaires et permet d'accéder à Internet sans passer par la connexion WiFi d'un routeur.  En fait, peu importe l'endroit, si on peut téléphoner, alors on peut avoir accès à Internet. 

Avec le WiFi via routeur, le signal est souvent trop limité car il n'a qu'un rayon d’action de quelques mètres seulement. 

Il y a au moins 3 compagnies qui offrent des cartes SIM en Espagne.


44. Carte géographique et guide


La carte géographique dans le sac à dos, ce n’est pas pratique parce qu’il faut tout enlever pour la voir. Ex. Pour confirmer qu'on vient bien de passer un village et voir le trajet (montées) à venir.
Donc, dans les préparatifs, il serait utile de prévoir un petit sac qui serait porté en avant à la ceinture.  


45. Les embouts des bâtons de marche

L'extrémité en métal des bâtons de marche qui touche le sol finit par passer au travers des embouts en caoutchouc qui les recouvre. (mais on peut les enlever si on a besoin de "piquer" pour s'aider) 

Quand on veut passer un village en silence le matin, des bâtons silencieux c'est le fun. Donc, apporter une 2ième paire d'embouts serait tout indiqué.


46. Ruban pour les ampoules

Presque tous les pèlerins ont besoin de ruban pendant les 3 premières semaines car c'est là qu'apparaissent les ampoules. J'avais des pansements "Second skin" et du ruban à conduit communément appelé "Duct tape"

Le "Duct tape" était roulé sur mes bâtons de marche et j'en prenais des longueurs au besoin pour stabiliser les pansements et éviter ainsi d'aggraver la douleur causée par les ampoules. 
Quelle longueur prévoir ?  Au moins un mètre enroulé sur chaque bâton de marche.
47. Plats et ustensiles

A ma grande surprise, ce n'est pas utile d'en apporter.  Les auberges qui ont des cuisines pour qu'on se prépare soi-même un repas mettent aussi à la disposition des pèlerins de la vaisselle, des chaudrons et des ustensiles.

Je m'étais apporter quelques ustensiles et je ne m'en suis pas servi du tout.


48. Réveille-matin
Je ne porte pas de montre et quand je veux voir l'heure, j'utilise mon téléphone cellulaire.

Je me suis apporté un petit réveille-matin de voyage et cela me permet de ranger le cellulaire en sécurité et d'économiser la batterie.


Les gros chiffres sur le réveille-matin sont plus faciles à lire la nuit et il n'y a pas de code d'accès à composer comme c'est le cas avec mon iPhone.


49. La sécurité

Le Camino est très sécuritaire tout comme les villes et villages que j'ai traversés.  Il y a quelques éléments qui expliquent cela: premièrement, c'est un sentier hors route, souvent en plein champ.  Donc, les marcheurs qu'on y retrouve sont tous des pèlerins.  Et entre pèlerins, il y a de l'entraide, de la solidarité, du respect. 

Je me suis imaginé un instant qu'un (ou une) pèlerin aurait besoin de repousser une quelconque agression... Immédiatement, 15 autres pèlerins viendraient lui prêter main forte tout naturellement.

Un soir dans la ville de Santiago, pas très loin de la cathédrale, il y avait 6 équipes de 2 policiers qui assuraient la sécurité des gens.  

Du côté des vols d'équipements, on m'a rapporté seulement deux vols de téléphones cellulaires dans une même place. L’entrée de l’auberge était mal surveillée et c’était en milieu urbain (Burgos).
50. Nom vs prénom
Quand je présentais ma "carte d'affaires" pour simplifier mon identification, les espagnols me demandaient souvent de confirmer ce qui est mon nom vs mon prénom .
Il serait donc utile d'indiquer écrit en petits caractères "nombré" sous ce qui est le prénom et "apellidos" sous le nom de famille.  
Petit détail pratique: mes cartes d'affaires sont recouvertes sur les deux côtés avec du papier-collant large (pour les plastifier) car l'encre des imprimantes à jet d'encre se dilue à l'humidité.
 
 51. "Vous êtes rendus"



Le kilomètre "0" devant la cathédrale est identifié par une dalle de ciment avec des inscriptions.




Cet endroit est chargé d'émotion. Beaucoup de gens y posent leur bâton de marche, appuient leur tête sur le bâton et pleurent de joie. 

C'est la fin d'une longue marche qui a parfois été semée d'embûches, de douleurs et de découragement...  Mais qui se termine par un succès !
 

52. Les appareils photos dans les églises


L'utilisation de flash dans la cathédrale St-Jacques de Compostelle (et les autres églises) est interdite afin de préserver les objets qui n'ont pas été exposés à la lumière depuis des siècles. 

Il faut donc se familiariser avec la façon de déprogrammer le flash de votre appareil photo avant le départ, surtout si vous n'apportez pas le guide d'utilisation.


53. Accès à la cathédrale

Il y a des travaux de rénovation importants sur la façade de la cathédrale. Un peu décevant mais on fait avec…
Cathédrale de St-Jacques-de-Compostelle, Juin 2014
Les indications du Camino nous font arriver à la cathédrale par le côté gauche . J'y ai croisé un joueur de cornemuse.  Impressionnant !  En continuant, on arrive devant la cathédrale, sur la grande place.
54. Office des pèlerins

L'accès à l’Office des pèlerins est mal indiqué mais facile à trouver si on demande aux gens qui attendent leurs amis devant la cathédrale. Quand on est devant la cathédrale, il suffit de se rendre sur le côté droit et on voit habituellement une file d'attente pas très loin dans la petite rue adjacente.


Le Compostella est produit sur-le-champ quand on présente notre crédential.  Il n’y a pas de délai de 24 heures comme je le pensais.



 


55. Lavage des vêtements
 


On retrouve des buanderies dans plusieurs villes et certains hôtels offrent également un service de lavage de vêtements.  Il en coûte entre 10 Euros à 13 Euros, selon l'endroit. 

On apporte notre "poche" de linge sale et on repasse deux heures après pour récupérer du linge tout propre et bien plié.

Certaines auberges ont également des machines pour laver soi-même son linge et le faire sécher.

56. Planifier le retour 


L'aéroport de Santiago ressemble beaucoup à Mirabel (neuf et vide). Situé à 15 km du centre-ville, on y accède par un réseau d’autobus.

Le lieu d'embarquement pour l'autobus est situé devant un parc et est bien identifié par l'image d'un avion sur l'affiche.  Cette ligne d'autobus passe par la gare (si vous devez prendre le train) puis se rend à l'aéroport directement.

Le prix du billet d'autobus est de 3 Euros.

S'il y a des modifications dans les billets d'avion et qu'on reçoit la nouvelle version par Internet c'est prudent d'imprimer une copie en faisant suivre le courriel à la réception de l'hôtel.
 

57. Aide-mémoire pour les mots de passe

Après cinq semaines de marche sur le Camino, on risque d'avoir des trous de mémoire pour certains détails comme nos mots de passe qui permettent d'accéder à un site ou un compte sur Internet.
  

Je suggère de rédiger une liste des sites importants (courriels, Facebook, etc.) ainsi que des mots de passe puis de se les envoyer à soi-même par courriel dans un document sécurisé par un code d'accès.  A la limite, on pourrait indiquer dans la liste seulement une partie de chaque mot de passe. Le but est de se donner un indice pour aider la mémoire à se souvenir.

Buen Camino !!!